En selle pour Strasbourg, à la découverte du réseau des ateliers vélo !

En selle pour Strasbourg, à la découverte du réseau des ateliers vélo !

Essonne MobilitéS a participé aux rencontres nationales. Au menu : vélo école et inclusion par le 2 roues

Une délégation d’Essonne MobilitéS a participé aux rencontres nationales de l’Heureux Cyclage en Alsace du 21 au 24 mars 2019. Le nombre d’ateliers coopératifs de réparation de vélos a explosé partout en France en dix ans, passant de cinq en 2006, à plus de 200 aujourd’hui, selon le réseau L’Heureux Cyclage, qui en fédère la moitié.

En savoir plus sur l’Heureux Cyclage : Présentation / Les rencontres

Accueillie à Strasbourg, la métropole aux 722 kms d’aménagements cyclables, la joyeuse assemblée (300 personnes) introduisait les débats par les partenariats avec la justice, l’essaimage, le modèle économique, vélo et insertion, ateliers en gare SNCF, plan jeunes déplacement, CLAVETTE (Coordination Locale des Ateliers Vélo) …

Pour l’Heureux Cyclage, les ateliers « favorisent la pratique du vélo au quotidien en permettant aux personnes de réparer elles-même et à moindre frais leur vélo, celui-ci devenant un moyen de déplacement quotidien et un vecteur de lien social. De plus, ils permettent la pratique de la mécanique vélo par le plus grand nombre, en favorisant la participation de chacun·e par des méthodes d’éducation populaire et en veillant à l’égalité femmes-hommes ».

Animés par des bénévoles et des salariés, les ateliers vélo récupèrent les bicyclettes abandonnées ou en mauvais état, afin de les transformer et de leur donner une nouvelle vie. Selon la Fédération française des usagers de la bicyclette, 9 millions de vélos dorment au fond des caves en France, et 1,5 million sont détruits chaque année.

La démarche est avant tout participative et solidaire, dans les ateliers vélo, on vient d’abord pour apprendre, échanger, le transfert des connaissances vise à transformer les adhérents en cyclistes capables d’entretenir leur deux-roues. On y trouve donc des pièces d’occasion (gratuites en contrepartie d’un « don »), des outils et du partage de compétences techniques.

Les passerelles avec l’apprentissage du vélo sont presque naturelles, de nombreuses structures accompagnent le public vers l’utilisation du 2 roues au nom de l’émancipation.

Pour Essonne MobilitéS, c’est un espace de socialisation qui permet de pratiquer la mobilité inclusive à travers l’activité de vélo-école. Apprendre à faire du vélo c’est aussi y associer la formation aux premiers travaux de maintenance comme le revendique le réseau de l’Heureux Cyclage, « c’est accéder à la vélonomie. »

L’utilisation du 2 roues vise à développer l’autonomie de la personne dans ses déplacements et notamment pour se rapprocher de l’emploi et des transports (en intermodalité).

En Essonne, il nous revient également à sécuriser l’apprentissage par un perfectionnement en conduite urbaine et groupée, la place du vélo s’étant réduite dans nos villes. La reconquête de l’espace cyclable est en cours mais lent, l’augmentation du nombre de cyclistes permettrait un meilleur respect des automobilistes, avec des choix volontaristes des pouvoirs publics !

Aujourd’hui, la généralisation des ateliers fait désormais l’objet de contractualisations et de partenariats structurants avec les collectivités, le secteur de l’éducation, l’État, les particuliers, les bailleurs sociaux… et plus globalement avec l’ensemble des acteurs et actrices de l’Économie Sociale et Solidaire. Le baromètre des villes cyclables traduit cependant des inégalités importantes entre villes et espaces ruraux, sa mission vise à rendre les territoires plus cyclables en résorbant les coupures et points noirs de la sécurité routière. Pour encourager la pratique du vélo et dans les déplacements professionnels, Essonne MobilitéS s’associe à l’AF3V, la fondation SNCF et pro vélo 91 dans la promotion des transports doux et actifs.

A l’horizon 2020, les fabricants d’articles de sport devront contribuer au financement du devenir de leurs produits après utilisation dans le cadre des objectifs de l’économie circulaire, avec la mise en place de plusieurs nouvelles filières de responsabilité élargie des producteurs, s’inspirant du principe pollueur-payeur. Le réemploi du vélo doit précéder le recyclage, c’est une ressource accessible pour le plus nombre à moindre coût ! Partager les connaissances au-delà de la vélo-école, c’est un enjeu de territoire et du « mieux vivre ensemble », d’inclusion par le 2 roues…

C’est également promouvoir un outil accélérateur de mobilité !

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